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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 18:44
Pas écrit depuis plus d'un an. Certes, c'est pas comme si ça m'étonnait beaucoup de ma part =)
Ma vie en ce moment ? 17 ans demain, gros coup de nostalgie et de redécouverte de moi pour cause de déménagement. Enfin...C'est pas le fait de déménager en lui même qui cause ça, étant donné que je reste presque au même endroit, c'est les cartons. Le fait de retrouver les divers journaux intimes de toutes les époques de ma vie (entamés sur trois pages chacun puis abandonnés, juste comme ce blog), les cahiers de ma primaire, les livres que je lisais...Evidemment, les souvenirs ressurgissent. Et il est toujours choquant de constater comment ma mentalité évolue en si peu de temps.

Bilan de mon année ? Scolairement, toujours pas de problème, même si l'angoisse de la décision à prendre pour l'année prochaine va se faire sentir prochainement. Terminale quoi. Au niveau de l'amitié, beaucoup de rencontres très intéressantes, de nouvelles personnes en qui j'ai vraiment confiance. Et même si certains liens plus anciens se distendent en contrepartie (ce qui reste dommage), je suis plutôt contente, il faut bien aller de l'avant après tout. A propos de l''amour et tout ce qui va avec...c'est à dire petits sentiments ou juste sexualité : beaucoup de surprises, de découvertes sur moi-même (ma résistance à la tentation est parfois faible et ma notion de l'honnêteté...Subjective). Quoi d'autre ? Au niveau de la famille...Le remariage de mon père, la croissance de mon frère qui a eu son premier anniversaire très récemment, une petite augmentation des mensonges de ma part auprès de mes parents, surtout envers ma mère (comme pour beaucoup d'adolescentes, certains aspects de ma vie ne sont pas très avouables : soirées à excès, amis peu fréquentables, "petits-amis" ou autres relations proches peu explicables...).

Bref, une année dont je suis plutôt satisfaite. Et, comme j'ai pu le constater, aussi bien en relisant mes articles sur ce blog qu'en relisant les quelques mots qui ont été écrits dans mon journal l'année passée, j'ai mûri. Certes, je reste encore une jeune fille relativement naïve à propos de beaucoup de choses, mais je me soigne. Enfin...Pas complètement. Le cynisme et la résignation à propos de tout, j'aimerais que ça m'arrive plus tard. La naïveté peut parfois être une force

Sinon, si l'on sort des réflexions à plus long terme, mon humeur du moment... Une sorte de mélancolie (engendrée comme je l'ai dit plus haut par les découvertes trouvées dans ma chambre), une impression étrange de toujours jouer un rôle pour être enjouée quand je suis en famille, pourtant en temps normal, avec mes amis je vais bien. Et on ne peut pas dire que je ne sois pas contente de les voir pourtant. Certes, cette légère baisse de moral est peut être simplement dûe à mon inactivité de la journée, et à l'attente d'un certain coup de fil en retard (même si les siens le sont toujours, tout comme les miens). Demain je me reprends : anniversaire, restau en famille (où je serai vraiment enjouée), soirée organisée pour moi avec (presque) tous les gens auxquels je tiens (cruels départs en vacances...) qui me rappellent qu'au fond, ils m'aiment =)

Nan, au fond je suis une fille plutôt heureuse en ce moment.



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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 22:30
    Parfois je déteste ma famille (je parle de la grande : oncles, tantes, grands-parents,...). Je saurais pas expliquer pourquoi. J'ai l'impression que quand ils sont ensemble, leurs rires et leurs discussions sonnent tellement faux...Enfin...On dirait qu'ils se disent "tant pis pour tout ce qu'on a sur le coeur, on s'amuse quand même". Et je ne saurais pas dire si ce qui m'énerve c'est cette capacité à vraiment s'amuser ensemble malgré tout ce qu'ils peuvent avoir à se reprocher, ou si c'est l'impression que c'est faux et que non seulement ça les rend triste au fond d'eux, mais qu'en plus ils le montrent. Je n'ai jamais aimé montrer que j'étais fragile ou vulnérable, et j'ai toujours du mal quand je vois des gens montrer leurs faiblesses. Je veux dire par là, pas les affirmer, car c'est une façon de s'en détacher, ni les cacher. Juste les laisser apparaître. Je sais qu'il ne faudrait pas être sans cesse braquée, et prendre l'autre pour un ennemi, mais juste se protéger un minimum des réactions des autres, de leurs agressions.

    Parfois je déteste ma famille, et leur façon de me parler de choses qui sont taboues (vous savez, ce genre desecret de famille qui n'en est pas vraiment un, mais dont personne n'ose parler ?) d'un air décontracté, alors qu'ils ne nous en ont jamais parlé auparavant, qu'ils ne nous en disent pas la moitié, attendant nos questions qui ne viendront pas, parce que leur manière d'en parler comme d'une anecdote simple, semble chercher à nous faire croire qu'il n'y a rien de plus à dire ou à demander.

    J'ai constamment l'impression que ma famille me connaît mal, et a une image de moi qui date. Mais parfois l'un d'eux me surprend. Et d'une phrase ou deux arrive à trouver ma faiblesse et me faire monter les larmes aux yeux. En commençant par "Ca va en ce moment ? J'avais l'impression que...". Jusque là, je ne réagis pas, je fais "Ah nan, tout va bien, comme d'habitude...". Et c'est d'ailleurs ce que je pense. Puis s'ensuit une allusion au divorce de mes parents. A ma nouvelle belle-mère. Je ne sais pas pourquoi, d'habitude ça ne me fait rien, mais quand c'est ma grand-mère par exemple qui me dit soudainement ce genre de choses, qui ne m'aurait jamais touché de la bouche d'un ami, les larmes me montent tout de suite aux yeux. Pour rien. Ou très peu. Je déteste ne pas maîtriser mes larmes en présence de quelqu'un, d'un coup, sans savoir pourquoi. D'autant plus que quand j'ai envie ou besoin de pleurer pour me soulager, je n'y arrive pas...

    Je crois que ça a été un grand désenchantement pour moi quand j'ai commencé à prendre connaissance de quelques situations dans ma famille : l'état du couple de mes grands-parents, les relations entre mes oncles, tantes et grands parents...J'avais toujours cru que tout allait bien entre tout le monde.

Encore un article mal construit et mal rédigé, mais l'organisation des idées, à quinze ans c'est difficile...[peut-être que ça l'est autant ensuite, d'ailleurs, mais il parait que ça se calme]

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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 19:22
    Je profite d'un de ces -rares- jours où j'ai le courage de faire tout ce que j'ai à faire -ou presque- pour continuer ce blog. Depuis plus d'une semaine, le beau temps est là, et chaque jour, c'est toujours aussi merveilleux d'avoir chaud, presque trop chaud.

    J'aime le soleil. Passionnément. Les moments que je passe allongée dans l'herbe au soleil avec des gens que j'aime -et même sans eux- sont des moments de...Plénitude. Où on se sent juste bien. Les moments de plénitude sont rares. Enfin de moins en moins puisque l'été arrive, mais en dehors du bonheur simple du soleil qui nous traverse la peau, pour moi la plénitude s'atteint presque uniquement artificiellement : alcool, fumette. La plénitude, cet état où on ne sait pas exprimer à quel point on est équilibré, en accord avec tout : soi-même, les autres, la nature. Ce n'est même pas la joie : c'est mieux. C'est savourer l'instant présent à un tel point qu'on en oublie tout le reste - évidemment, de là à savoir ce que veut dire "tout le reste", il y a du travail, mais on s'en fout. C'est juste vivre. Nan, pas vivre : être. Et être bien.

    Oui, je sais, à quinze ans, je ne devrais pas boire ni fumer. Je suis trop jeune. En plus je suis une fille, et c'est dégradant et pas respectable. Mais sincèrement, même si il m'est déjà arrivé de finir la soirée la tête dans la cuvette et que ça n'est ni élégant, ni agréable, je m'en fous tant que je peux atteindre cet état. Ca en vaut la peine. Et de toute façon, entre temps j'ai appris mes limites. Parce que l'alcool désinhibe et permet de finir avec un garçon sans qu'on se soucie de qui il est, juste pour se sentir bien à deux -même si parfois ce genre d'histoire peut créer des problèmes ou des regrets. Parce qu'on a l'impression de tous se comprendre au-delà des paroles, et que même si ça n'est pas vrai, ça n'a aucune importance. Parce que ça permet de ne jamais s'ennuyer à une soirée, même si on la passe à fixer un plafond. Parce que même quand on part en bad trip, ça nous permet de savoir que nos amis sont là. Je ne fais pas l'apologie de la boisson (ni de la fumette), je sais quelles conséquences désastreuses cela entraîne sur le cerveau et le foie. Je sais que ça peut nous faire avoir un rapport non protégé, et donc le sida. Je sais qu'on peut devenir alcoolique. Mais il est vrai que tout cela me paraît si lointain. Et que, par conséquent, je m'en fous. Enfin je suppose que le fait de braver des interdits et courir des risques ne me déplaît pas. Peut-être que si je bois c'est que j'ai des problèmes, mais je pense que tout le monde a des problèmes et qu'on y réagit tous différemment. Et je préfère y réagir de cette façon plutôt qu'en me renfermant sur moi même et en vivant sans communiquer avec personne.

    Et puis, c'est vrai que j'aime le fait de choquer certaines personnes. Ca me donne presque l'impression d'être utile : les réactions aux choses sont devenues tellement rares à notre époque ! C'est vrai que j'ai toujours aimé paraître aticonformiste, même si au fond je ne le suis absolument à une époque où chacun cherche à démarquer son originalité (même si, je l'avoue, beaucoup y arrivent moins bien que moi...). A une époque où on cherche à nous faire croire qu'on peut devenir unique (avoir un style vestimentaire unique, des goûts uniques, une mentalité unique) alors que tout ce qu'on nous montre et vend est fabriqué à la chaîne et bien souvent fait pour nous empêcher de réfléchir vraiment (vêtements, télévision, cinéma,...)

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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 23:08
    C'est tout à fait moi, ça : je commence quelque chose et je m'interromps au bout de deux articles...J'ai quand même les vacances comme excuse, mais ça ne suffit pas...C'est pourquoi ce soir, poussée par le remords et surtout la non-envie de réviser mon contrôle de géographie, je m'y remets.

    D'une manière générale, j'ai tendance - et comme beaucoup de gens je crois, à commencer les choses et à ne pas les finir ou à ne pas tenir mes résolutions. Je ne sais pas si c'est parce que je fais partie de la génération zapping qui passe d'une chose à une autre et qui en fait trois à la fois (comme en ce moment où j'écris cet article en préparant une fiche pour mon contrôle de géographie en parlant sur MSN et en écoutant de la musique) ou si ça me vient d'ailleurs. Je commence aussi souvent les choses à la dernière minute : je pars en retard ou presque le matin, je révise ou fais un devoir la veille au soir (mais je m'en sors toujours pour les cours, et ma moyenne n'en pâtit pas), je fais mes bagages à l'arrache,...

    Comme tous les adolescents de mon époque j'ai une sorte de faculté à me rendre déprimée certains soirs (non, souvent, la journée, ça va). Mais je ne suis pas allée jusqu'à me scarifier (je me suis déjà mordue pour voir si la douleur soulageait mais ça ne marchait pas, alors j'ai renoncé à aller plus loin...). Je ne me prive pas non plus de nourriture (de toute façon, je suis déjà trop mince...). Pourtant ces deux symptômes sont très courant dans mon entourage : entourage de gens qui n'ont pas de problèmes particuliers qui se voient, mais qui se retrouvent désemparés face à l'inutilité de l'existence, notre incapacité à changer le monde et la culpabilité qui en découle parce qu'on reste des privilégiés. Tout ça sans non plus avoir tous les avantages des privilégiés. On est entre deux quoi. Et on peut juste attendre et manifester de temps en temps. Enfin j'analyse ça comme ça, mais si ça se trouve ce n'est pas du tout ce que se passe. Mais moi je comprends ça comme ça face au nombre de gens qui me disent "J'en ai marre - De quoi ? - Je sais pas. De tout.". Et combien je les comprends ! Au bout d'un moment, on ne sait plus distinguer la mélancolie qui est, comme dit Hugo, le bonheur d'être triste, de la vraie tristesse. Le "sentiment tragique de l'existence" dont parle si bien le théâtre de l'absurde. Et tout cela nous donne l'impression qu'on se crée de la tristesse (ce que l'on fait), et que l'on est stupides de faire ça. Et cela nous culpabilise encore plus. Cercle vicieux dont on n'a pas le courage de sortir, car il est plus facile d'être malheureux. Surtout quand on nous dit toujours qu'à l'adolescence on est forcément torturé...

    Je m'excuse de cet article sans ordre ni logique. Ou je me décris en essayant de décrypter l'attitude de beaucoup de gens. Et par l'attitude de ces gens, la mienne.

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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 16:30
    Je suis née le 17 août 1992, à l'hôpital. J'ai vécu jusqu'à mes 5 ans dans un minuscule village dans le Loiret (enciron 300 personnes). Je ne suis pas allée à la crèche, mes deux (grandes) soeurs et moi nous faisions garder.  J'ai donc fait là-bas ma petite et ma moyenne section de maternelle.

    Puis nous avons déménagé, pendant l'été 1996, dans une ville dans la Vallée de Chevreuse : vallée des ingénieurs, profs, chercheurs et autres scientifiques. En 1997, ma mère a quitté mon père qui a gardé la maison pendant qu'elle partait vivre quelques temps chez sa mère en attendant que son appartement (à cinq minutes de la maison) se libère. Il est décidé que moi et mes soeurs seront en garde alternée. Il paraît que ma mère a fait une dépression à cette période-là et que mon père n'allait pas bien non plus. Je ne m'en rappelle pas. L'appartement s'est libéré quelques mois plus tard et ma mère est allée y vivre.

    Depuis je n'ai pas de dates ou beaucoup d'évènements précis en tête : de son côté mon père a eu une première copine que je n'aimais pas, qui était plus vieille que lui je ne sais plus en quelle année pendant un an à peu près je crois. Puis une deuxième avec laquelle je m'entendais très bien, qui a vécu avec nous pendant 5 ans à peu près. Ils ont arrêté de vivre ensemble il y a deux an et se sont séparés cet été pour de bon : mon père a rencontré quelqu'un d'autre. Elle est enceinte. Pour cet été. Date officielle : 17 août, comme moi.

    Ma mère a eu plus de copains que ça, mais je ne me rappelle pas de tous, surtout qu'elle ne nous prévenait que quand ça devenait "sérieux". Actuellement, elle vit avec un, je ne saurais pas dire depuis quand, ça s'est fait petit à petit : mais ils sont ensemble depuis 2 ans. On a déménagé du premier appartement il y a quelques années pour un autre un peu plus grand, à l'autre bout de la résidence.

    Pendant tout ce temps j'ai poursuivi ma scolarité normalement. Enfin en tout cas ni de redoublement ni de saut de classe.

    Ma mère a 41 ans, mon père 42, mes soeurs bientôt 17 et bientôt 20, la copine de mon père en a 38 et le copain de ma mère 50 (juste pour situer un peu).

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