Présentation

Dimanche 4 mai 2008
    C'est tout à fait moi, ça : je commence quelque chose et je m'interromps au bout de deux articles...J'ai quand même les vacances comme excuse, mais ça ne suffit pas...C'est pourquoi ce soir, poussée par le remords et surtout la non-envie de réviser mon contrôle de géographie, je m'y remets.

    D'une manière générale, j'ai tendance - et comme beaucoup de gens je crois, à commencer les choses et à ne pas les finir ou à ne pas tenir mes résolutions. Je ne sais pas si c'est parce que je fais partie de la génération zapping qui passe d'une chose à une autre et qui en fait trois à la fois (comme en ce moment où j'écris cet article en préparant une fiche pour mon contrôle de géographie en parlant sur MSN et en écoutant de la musique) ou si ça me vient d'ailleurs. Je commence aussi souvent les choses à la dernière minute : je pars en retard ou presque le matin, je révise ou fais un devoir la veille au soir (mais je m'en sors toujours pour les cours, et ma moyenne n'en pâtit pas), je fais mes bagages à l'arrache,...

    Comme tous les adolescents de mon époque j'ai une sorte de faculté à me rendre déprimée certains soirs (non, souvent, la journée, ça va). Mais je ne suis pas allée jusqu'à me scarifier (je me suis déjà mordue pour voir si la douleur soulageait mais ça ne marchait pas, alors j'ai renoncé à aller plus loin...). Je ne me prive pas non plus de nourriture (de toute façon, je suis déjà trop mince...). Pourtant ces deux symptômes sont très courant dans mon entourage : entourage de gens qui n'ont pas de problèmes particuliers qui se voient, mais qui se retrouvent désemparés face à l'inutilité de l'existence, notre incapacité à changer le monde et la culpabilité qui en découle parce qu'on reste des privilégiés. Tout ça sans non plus avoir tous les avantages des privilégiés. On est entre deux quoi. Et on peut juste attendre et manifester de temps en temps. Enfin j'analyse ça comme ça, mais si ça se trouve ce n'est pas du tout ce que se passe. Mais moi je comprends ça comme ça face au nombre de gens qui me disent "J'en ai marre - De quoi ? - Je sais pas. De tout.". Et combien je les comprends ! Au bout d'un moment, on ne sait plus distinguer la mélancolie qui est, comme dit Hugo, le bonheur d'être triste, de la vraie tristesse. Le "sentiment tragique de l'existence" dont parle si bien le théâtre de l'absurde. Et tout cela nous donne l'impression qu'on se crée de la tristesse (ce que l'on fait), et que l'on est stupides de faire ça. Et cela nous culpabilise encore plus. Cercle vicieux dont on n'a pas le courage de sortir, car il est plus facile d'être malheureux. Surtout quand on nous dit toujours qu'à l'adolescence on est forcément torturé...

    Je m'excuse de cet article sans ordre ni logique. Ou je me décris en essayant de décrypter l'attitude de beaucoup de gens. Et par l'attitude de ces gens, la mienne.

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Mercredi 19 mars 2008
    Je suis née le 17 août 1992, à l'hôpital. J'ai vécu jusqu'à mes 5 ans dans un minuscule village dans le Loiret (enciron 300 personnes). Je ne suis pas allée à la crèche, mes deux (grandes) soeurs et moi nous faisions garder.  J'ai donc fait là-bas ma petite et ma moyenne section de maternelle.

    Puis nous avons déménagé, pendant l'été 1996, dans une ville dans la Vallée de Chevreuse : vallée des ingénieurs, profs, chercheurs et autres scientifiques. En 1997, ma mère a quitté mon père qui a gardé la maison pendant qu'elle partait vivre quelques temps chez sa mère en attendant que son appartement (à cinq minutes de la maison) se libère. Il est décidé que moi et mes soeurs seront en garde alternée. Il paraît que ma mère a fait une dépression à cette période-là et que mon père n'allait pas bien non plus. Je ne m'en rappelle pas. L'appartement s'est libéré quelques mois plus tard et ma mère est allée y vivre.

    Depuis je n'ai pas de dates ou beaucoup d'évènements précis en tête : de son côté mon père a eu une première copine que je n'aimais pas, qui était plus vieille que lui je ne sais plus en quelle année pendant un an à peu près je crois. Puis une deuxième avec laquelle je m'entendais très bien, qui a vécu avec nous pendant 5 ans à peu près. Ils ont arrêté de vivre ensemble il y a deux an et se sont séparés cet été pour de bon : mon père a rencontré quelqu'un d'autre. Elle est enceinte. Pour cet été. Date officielle : 17 août, comme moi.

    Ma mère a eu plus de copains que ça, mais je ne me rappelle pas de tous, surtout qu'elle ne nous prévenait que quand ça devenait "sérieux". Actuellement, elle vit avec un, je ne saurais pas dire depuis quand, ça s'est fait petit à petit : mais ils sont ensemble depuis 2 ans. On a déménagé du premier appartement il y a quelques années pour un autre un peu plus grand, à l'autre bout de la résidence.

    Pendant tout ce temps j'ai poursuivi ma scolarité normalement. Enfin en tout cas ni de redoublement ni de saut de classe.

    Ma mère a 41 ans, mon père 42, mes soeurs bientôt 17 et bientôt 20, la copine de mon père en a 38 et le copain de ma mère 50 (juste pour situer un peu).

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Dimanche 16 mars 2008
    L'éternelle question : par où commencer ? Par une tentative de me décrire. Je crois que je vais consacrer mon blog à ça : me décrire et décrire  mes sentiments, mes impressions. Ca peut paraître égocentrique, mais mon but n'est pas d'être lue (même si ça fait toujours plaisir de sentir que les gens s'intéressent à ce qu'on fait et ce qu'on est). Je cherche plutôt à me connaître moi-même, à mettre à l'écrit des descriptions de moi-même afin de savoir ce que je pense de moi. Et peut-être me rapprocher de ce que je suis. De plus, j'aimerais savoir écrire, enfin je veux dire, avoir mon style d'écriture, et le meilleur moyen pour cela c'est de m'entraîner. J'ai un autre blog en dehors de celui-ci, mais c'est différent : il est destiné à mes amis, et je ne cherche pas à rédiger particulièrement. Je cherche juste à m'y amuser, raconter ce que j'ai envie de raconter sur le moment.

    Mais même avec cela, j'en reviens à la première question : par où commencer ? Par ma naissance? Par ce que je suis aujourd'hui et pourquoi ? Par la description de mon milieu et de mon entourage ? Je pense que je vais commencer aujourd'hui par une description de moi même. Plus une énonciation de diverses caractéristiques nous concernant moi et mon entourage qu'une vraie description.

    J'ai quinze ans. Je suis en seconde, plutôt bonne élève. J'espère faire un métier artistique plus tard. J'ai une famille de professeurs : on peut remonter jusqu'à mes arrière-grands parents et ne retrouver que des enseignants. Mes parents sont divorcés -mariés trop jeunes...On connait l'histoire. Je suis baptisée, mais loin d'être pratiquante : j'en suis toujours à me demander si Dieu existe.  Je suis de gauche, tendance écologiste. Je passe plus de temps que je ne devrais sur l'ordinateur. Par contre, je regarde rarement la télé. J'aime lire. Je n'ai pas d'activités extra-scolaires : auparavant je pratiquais le dessin, puis j'ai arrêté. Je n'aime pas le sport. J'écoute surtout du rock, notamment celui des années 70 et alentours -Rolling Stones, Scorpions et autres.  J'ai réussi à résister à la mode du slim, de la tecktonik et du R&B. Et j'espère que ça continuera comme ça. Comme beaucoup de jeunes, il m'arrive de boire ou de fumer en soirée. Je suis célibataire. Je ne me maquille pas - par flemme. Je m'achète des vêtements le moins cher possible. J'aime le bleu turquoise. Je voudrais que les sites de streaming arrêtent de fermer. J'ai un ordinateur dans ma chambre chez mon père. Je vis en garde alternée.

    Si d'autres choses me viennent à l'esprit, je complèterai au fur et à mesure.  Je pense que mes articles suivants seront une autobiographie rapide, des récits de souvenirs, de sensations ou de pensées.

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